Présentation
de la ville
 
  Historique

 Les monuments historiques
 Un village devenu ville  Les armoiries de la ville






  Chennevières-sur-Marne partage, avec les villes voisines des boucles de la Marne, un passé, une réputation de joie de vivre qu'elle s'est forgée à La Belle Époque, quand les bords de Marne étaient un lieu privilégié de fêtes et de loisirs pour les Parisiens. Piscines, guinguettes, barques et canotiers, pêcheurs à la ligne, ont inspiré les artistes, qu'ils soient peintres, paroliers de chansons ou cinéastes. Aujourd'hui, les bords de Marne de Chennevières gardent l'empreinte de ces années 1870 - 1914.

  L'église Saint-Pierre
Construite au XIIIe siècle (les terres appartenant à l'abbaye de Saint-Maur), l'église Saint-Pierre est l'une des rares églises de l'Ile-de-France dont le style architectural présente un mélange des influences champenoise et française. 1260, l'édifice a subi bien des tourments : en 1750, faute d'entretien, la voûte s'effondre entraînant les galeries hautes ; en 1790, un incendie ravage une partie du clocher. Reconstruite, on y ajoute le porche et le portail de bois à la fin du XVIIIe siècle et l'orgue en 1865. 1920, l'église Saint-Pierre est inscrite à l'inventaire des monuments historiques.

  Le Fort de Champigny
Le site
Après la défaite de 1870, le Général Séré de Rivières conçoit un immense système fortifié autour de Paris. Dans ce dispositif s'inscrit le Fort de Champigny. Ce Fort est construit près de l'endroit où des batteries prussiennes bombardaient le plateau d'Avron en 1870. Quoique situé sur la commune de Chennevières, il est nommé " de Champigny " pour une raison simple : tromper l'ennemi.

La conception
Le Fort de Champigny est un fort enterré dérobé à la vue de l'ennemi.
Conçu selon un plan polygonal, comme une grosse batterie d'artillerie,
entouré de fossés flanqués par des caponnières, ce type de fort est une adaptation des théories stratégiques de Vauban. La caserne enferme une cour pavée,elle pouvait accueillir 250 hommes. Le fossé se franchit sur un pont, le couloir d'entrée est fermé par un pont escamotable. 34 canons étaient pointés sur des cibles précises.
 


Un fort militairement " démodé " dès son achèvement
Construit de 1878 à 1880 en moellons et pierres de taille, le Fort de Champigny est voué très vite à l'abandon. En 1886, la mise au point des obus explosifs, capables de détruire toute construction en pierre, démode les forts de cette génération. En 1914, le Fort de Champigny ne contient plus que 10 canons sur les remparts et 10 dans les caponnières. En 1939-1940, le Fort est occupé par la défense antiaérienne.
Il sera le lieu de faits de Résistance.

Un patrimoine propriété de la Ville de Chennevières
Le Fort de Champigny est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 16 mai 1979. Acheté en 1995 par la commune de Chennevières, il est en phase finale de rénovation. Ce nouveau pôle de vie canavéroise a pour vocation d'accueillir les activités des associations locales, de créer des activités pour les jeunes.

  Le château des Rets
Sur le coteau, le parc du château des Rets occupe plus de 8 hectares, c'est un site classé depuis 1949. Le château date du XVIIIe siècle, il est inscrit en 1984 à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Sa construction serait l'œuvre de l'architecte du Régent, Charles Ju, qui acquit le domaine en 1720. Son propriétaire sous la révolution, Paul de Malherbe, émigre en 1790. Le château est vendu comme bien national. La propriété, morcelée, passe dans plusieurs mains, avant d'être achetée le 23 mars 1807 par Antoine Casenave, ancien député du corps législatif. C'est toujours une propriété privée.

  La croix Javot
Plusieurs croix ponctuent les alentours de Chennevières, parmi elles : la croix Javot. Daté du 16e ou 17e siècle, ce monument a connu quelques aventures. Autrefois située près de l'ancien lavoir, la croix Javot fut victime de vandalisme par deux fois. C'est pourquoi, en 1926/27, Madame Casenave, propriétaire du château des Rêts, s'est proposée de rapatrier la croix dans les jardins du domaine, à titre conservatoire. En 2002, le château est vendu, mais la croix est toujours dans son enceinte. C'est à ce moment que Marie-Rose Villesuzanne, présidente du Clos Saint-Vincent, entame des procédures pour restituer à Chennevières, cette part de son patrimoine. Il aura fallu près de 4 ans de démarches pour obtenir les autorisations nécessaires pour faire déplacer la croix. Avec la collaboration des services techniques de la Ville, cette rescapée de la révolution française a été replacée sur les chemins de Chennevières (au carrefour de l'allée des Sapins et du chemin de la Croix Javot).